Bordeaux Attitude

Edition du 10/03/2015
 

CHATEAU DOYAC

Sommet

Château DOYAC

“Ma philosophie, précise Max de Pourtalès, est ne pas faire de vins trop boisés comme le monde entier sait le faire... mais, au contraire, d’obtenir des vins fins et élégants. Cela n’empêche pas d’avoir de la matière, mais il faut respecter l’équilibre et la fraîcheur, enfin tout ce qui caractérise les grands vins de Bordeaux...


À l’origine, je travaillais sur les marchés financiers en Allemagne, puis en France dans une banque privée, nous raconte Max de Pourtalès. Ma femme pensait épouser un banquier et trois mois après notre mariage, nous sommes venus vivre dans le bordelais. La banque allemande pour laquelle je travaillais fermait son agence à Paris, le mari de ma mère m’a proposé de venir travailler avec lui à Bordeaux. Dans la famille, nous avons toujours eu des caves et de belles bouteilles, je suis un vrai passionné, et n’ai pas hésité à 30 ans à quitter Paris pour apprendre le métier du vin et vivre à la campagne. J’ai donc fait mes premières armes au Château de Malleret où j’ai appris le métier, repris des études de viticulture pour parfaire ma formation. Nous avons acheté la propriété en 1992 car Château Doyac avait un très joli terroir argilo-calcaire, et c’est ce qui m’a plu d’emblée. Le vignoble compte 34 ha plantés (80% Merlot et 20% Cabernet-Sauvignon). Sur ce type de sol, le Merlot convient très bien. J’adore les vins de la Rive droite donc j’ai plutôt envie de faire un vin chaleureux plutôt qu’un Médoc trop fermé. Cela correspond à mon goût ! Je privilégie le fruit, la fraîcheur, un vin facile à boire assez jeune sans avoir à attendre 10 ans avant de l’apprécier. Nous avons entrepris de rénover les vignes et les bâtiments en construisant des chais parfaitement adaptés et suffisaient spacieux pour travailler dans les meilleures conditions. Nous avons des cuves inox thermorégulées, vinifions avec les conseils de Éric Boissenot, un super œnologue, avec qui je partage la même compréhension du vin. Nous menons le vignoble en lutte raisonnée avec des engrais bio.?Mon épouse Astrid travaille avec moi. Elle faisait du théâtre à New-York, adore vivre à la campagne, et nous ne sommes qu’à une heure de Bordeaux et tout près de la mer. Pour la qualité de vie et m’adonner à mes autres passions, le surf et le polo, c’est parfait. Nous poursuivons toujours notre politique d’amélioration de la qualité sur nos 30 ha. Nous avons construit un nouveau chai de 400 m2 qui accueille 360 barriques, opérationnel pour accueillir le 2011. Nous renouvelons les barriques tous les 3 ans afin d’avoir 75% du vin élevé en barriques et peut-être arriver à 100% de bois neuf en fonction des millésimes. Nous sélectionnons des barriques en chêne français avec des tonneliers attitrés, privilégions la chauffe moyenne car je n’aime pas trop les arômes torréfiés et toastés dans les vins, cela les dénature, j’essaye de préserver le fruit, le bois ne doit être qu’un agent révélateur d’arômes. Avec Éric Boissenot, nous sommes sur la même longueur d’onde, œuvrons de concert, pour la qualité. Nous sommes très attachés à tout ce qui caractérise les vins de Bordeaux par rapport au monde entier. Mon terroir donne une typicité que l’on ne retrouve que dans le Médoc et c’est ce qui en fait le charme : ces sols calcaires et un encépagement bien adapté, 70% Merlot et 30% Cabernets, donnent des vins très concentrés et assez souples, très charmeurs, aux arômes de fruits persistants. Le 2010 est sans doute le millésime que j’ai le mieux réussi depuis le début de mon installation. Aussi bien en concentration, qu’en structure, en fraîcheur et en finesse. Le 2010, qui a bénéficié d’un élevage de 30% en barriques neuves, présente une couleur très foncée, encore plus soutenue que le 2009. La trame des tanins est très serrée. Nous avons battu des records d’IPT (indices de polyphénols totaux), de 85 pour des Merlots, ce qui est rare. La très belle vendange était homogène aussi bien pour le Merlot que le Cabernet-Sauvignon. Nous avons commencé les vendanges le 5 octobre pour les terminer le 20. Les rendements étaient plus faibles qu’en 2009. Les deux millésimes étant assez similaires, ce qui les différencie, c’est une plus grande acidité dans le 2010. Les rendements sont un peu plus faibles, les baies étaient petites donc nous avons obtenu un rapport peau-jus très faible. Nous avons récolté de tous petits raisins avec des peaux épaisses, nous n’avons fait aucune saignée en cuves, c’était parfait. Beaucoup de matière donne un vin volumineux en bouche, de très belle garde. Le 2010 est vraiment un vin extraordinaire, et le 2011, est dans la même lignée, ce qui est très encourageant. Notre terroir s’exprime de mieux en mieux chaque année. Depuis que nous avons repris en 1998, nous avons dû replanter en plus grande densité à l’hectare et nous choisissons les meilleurs porte-greffes. L’âge moyen du vignoble est de 18 ans et chaque année nous améliorons la qualité des vins grâce à cela. En 2011, nous avons attendu fin septembre pour vendanger à parfaite maturité et cela a été un élément clé. Nous avons réussi à maîtriser la vigueur de la plante, grâce à un travail en amont. Les raisins étaient d’un état sanitaire parfait, bien mûrs. Le 2011 est l’année du Cabernet-Sauvignon, les raisins magnifiques apportent de la structure au vin qui a une belle couleur, et se rapproche du 2010, mais avec un degré d’alcool moins important. En 2010, nous étions à 14,5°, en 2011 nous obtenons 13,5°, ce qui est plus équilibré et classique pour un vin du Médoc. Le 2011 est un millésime idéal en restauration, agréable à déguster dans sa jeunesse, avant le 2010. Pour moi, l’élevage représente 50% de la réussite du vin. Nous prenons les meilleures cuves pour élaborer Château Doyac élevé 12 mois en barriques. Esprit de Doyac, le deuxième vin est très charmeur avec 100% de Merlot. Il est élevé en cuves, un peu moins structuré, plus gourmand, plus rapide à boire, d’un excellent rapport qualité-prix. Je poursuis ma démarche qualitative. Nous avons fait énormément de travaux au niveau de la vigne et récoltons les fruits de nos efforts, le vin devient meilleur millésime après millésime, c’est un challenge particulièrement gratifiant pour nous.”

   

CHATEAU DOYAC

Max et Astrid de Pourtalès

33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
Téléphone : 05 56 59 34 49
Télécopie : 05 56 59 74 82
Email : chateau.doyac@wanadoo.fr





> Le palmares des vins


SAINT-EMILION SATELLITES
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

MONTAGNE
SAINT-EMILION
BÉCHEREAU
CHEVALIER-SAINT-GEORGES
ROUDIER
GRAND-CORMIER
VIEUX CHÂTEAU SAINT-ANDRÉ
LA FLEUR GRANDS-LANDES
VIEUX CHÂTEAU DES ROCHERS
PIRON
PUISSEGUIN
SAINT-EMILION

HAUT-SAINT-CLAIR
CHÊNE-VIEUX
VAISINERIE
DURAND-LAPLAGNE

LUSSAC
SAINT-GEORGES
SAINT-EMILION

GRENIÈRE
MACQUIN
MOULIN DE GRENET
POITOU
TOUR DE GRENET
TOUR DU PAS SAINT-GEORGES
HAUT-PIQUAT
LA JORINE
VIEUX-BUSQUET



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

MONTAGNE
SAINT-EMILION
(JURA PLAISANCE)
(TOUR MONT D'OR)
VIEILLE TOUR MONTAGNE
PUYNORMOND
PUISSEGUIN
SAINT-EMILION

BEL-AIR

LUSSAC
SAINT-GEORGES
SAINT-EMILION

HAUT-MILON
La CLAYMORE
DUMON-BOURSEAU
CROIX DE CHOUTEAU
LA PERRIÈRE

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

MONTAGNE
SAINT-EMILION
BAYARD
(GRANDE-BARDE)
PUISSEGUIN
SAINT-EMILION

(ERMITAGE GARENNE)
GONTET-ROBIN
(PRODUCTEURS RÉUNIS*)

LUSSAC
SAINT-GEORGES
SAINT-EMILION

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

> Nos coups de cœur de la semaine

Château LOIRAC


La surface plantée est de 12.43 ha soit 60% en Cabernet-Sauvignon et 40% en Merlot noir. Vendange mécanique avec tris successifs. Vinification traditionnelle, élevage en barriques, en volume variable suivant les millésimes, chêne d'origines française et américaine. La durée d'élevage varie de 12 à 15 mois en fonction des caractéristiques du millésime. Cela donne ce Médoc Cru Bourgeois 2010, au nez de cerise noire et d'humus, un vin bien classique, où la structure s'allie à la finesse, de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins fermes et veloutés, tout en bouche, de garde. Beau 2009, de couleur soutenue, au nez où s'entremêlent des notes d'épices et de fruits rouges mûrs, charpenté et riche, encore marqué par le bois, qu'il faut laisser évoluer.

Sébastien Fraysse
1, route de Queyrac
33590 Jau-Dignac-et-Loirac
Téléphone :09 75 94 43 55 et 06 08 46 68 21
Télécopie :05 56 73 98 22
Email : chateau-loirac@wanadoo.fr

Château de PASQUETTE


Les propriétaires du Château de la Paleine (voir Anjou-Saumur) sont tombés sous le charme de cette propriété, déjà mentionnée en 1762 sur la carte de Belleyme. Le vignoble de 3 ha, situé au pied du coteau sud de Saint-Émilion, bénéficie d'un ensoleillement idéal. Terres légères sur fond argileux, faibles rendements. "Les vignes ont 35 ans de moyenne d'âge, nous raconte Marc Vincent, l'encépagement est à forte dominante de Merlot 80%, 10% de Cabernet franc et 10% de Cabernet-Sauvignon). J'ai l'intention d'ailleurs de diminuer les plants de Cabernets-Sauvignons au profit du Merlot. Nous avons effectué notre première vendange en 2010 et le vin est vraiment superbe. Nous sommes en conversion Bio, tout comme au Domaine de la Paleine, où nous entamons avec succès notre quatrième année de conversion. J'ai un objectif de qualité très fort, les rendements sont limités, les tris sélectifs, je souhaite aussi positionner le vin dans un excellent rapport qualité-prix, raisonnable, qu'il plaise au consommateur et qu'il ait envie d'en racheter." Vous apprécierez ce Saint-Émilion GC 2011, très bien équilibré, de belle ampleur, d'une belle structure tannique, au goût de mûre et de fumé. Beau 2010, mêlant puissance et distinction, charnu mais fin, de jolie bouche avec des nuances de cerise et de truffe.

Laurence et Marc Vincent
Lieu-dit Pasquette
33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
Téléphone :06 87 03 37 26
Email : chateaudepasquette@hotmail.fr

Château BOSSUET


Située sur des terres exceptionnelles, uniquement composées de cailloux et de graves, limitrophe de Lalande-de-Pomerol et Montagne Saint-Émilion, cette propriété de 9 ha, possède des vignes vieilles de 30 ans. Beau Bordeaux Supérieur 2010, de jolie robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de pruneau et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante, d'excellente évolution. Le 2009, médaille de Bronze à Paris 2012, tout en bouche, au nez complexe et délicat (cassis mûr, cuir), allie puissance et finesse, un vin riche et bien charnu comme on les aime, d'une finale très élégante et veloutée. Le 2008, médaille d'Or au Concours des vins de Bordeaux 2010, dévoile des arômes de fruits bien mûrs, franc, ample, généreux, riche, d'une fort belle structure. Goûtez le séduisant blanc Château Pâquerette, au nez dominé par les fleurs fraîches et les petits fruits secs, suave, tout en persistance aromatique, charmeur. Même propriétaire que le Pomerol Château Lafleur du Roy.

Dubost et Fils

33500 Catusseau
Téléphone :05 57 51 74 57
Télécopie :05 57 25 99 95
Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr
Site personnel : fr.chateaux-dubost.com

CLOS TRIMOULET


Situé au nord de Saint-Emilion, le "Clos Trimoulet" est une propriété exclusivement familiale, où cinq générations de viticulteurs se sont transmis un savoir faire ancestral. Guy Appollot et ses deux fils, Alain et Joël, ont su préserver cet héritage traditionnel tout en le conjuguant aux techniques les plus modernes. Les hectares de la propriété sont répartis sur plusieurs parcelles avec des sols argileux et sablonneux qui apportent au vin charpente, longévité et finesse. Les raisins sont ramassés à parfaite maturité et grâce à une longue cuvaison qui extrait au maximum les tanins, le "Clos Trimoulet" est un excellent vin de garde. Toute la production est mise en bouteilles à la propriété, après un élevage de 18 mois en barriques de chêne. Découvrez le Saint-Émilion GC 2009, médaille d’Argent au Challenge international du vin 2011, aux senteurs de fruits rouges, de cuir et de sous-bois, bien en bouche, puissant, savoureux, riche en couleur comme en charpente, de garde. Beau 2008, médaille d’Argent au concours des Vignerons Indépendants, au bouquet subtil où dominent le pruneau et les épices, mêlant souplesse et structure. Le 2007, de bouche fondue et parfumée, est bien classique, tout en rondeur, de couleur rubis intense, au nez marqué par la groseille et les sous-bois, avec des tanins ronds, associant richesse et harmonie, corsé et épicé comme il le faut. “Le 2007 est un millésime miraculeux, explique Alain Appollot, la nature a été généreuse avec nous. Grâce à notre travail en amont, aux soins que nous avions apportés à la vigne durant tout l’été, les raisins étaient très jolis, les analyses étaient d’ailleurs très bonnes, surprenantes même, révélant des PH tout à fait corrects. Cela donne des vins très fruités, d’un bel équilibre, des vins assez classiques finalement. Pour l’élevage, nous n’avons pas trop utilisé de bois neuf, nous ne tenons pas à masquer les vins. Je respecte le millésime et ses caractéristiques, je ne cherche pas à les gommer mais au contraire à souligner le meilleur.”

Earl Appollot

33330 Saint-Emilion
Téléphone :05 57 24 71 96
Télécopie :05 57 74 45 88
Email : clostrimoulet@vinsdusiecle.com
Site : clostrimoulet
Site personnel : clos-trimoulet.com


> Nos dégustations de la semaine

Château HAUT-SAINT-CLAIR


Au sommet. Ces propriétaires sympathiques couvent leur petit vignoble de 6 ha planté sur croupes et plateau de structure argilo-calcaire. L’encépagement est marqué par de vieux Cabernets francs (Bouchets) de plus de 50 ans, 25%, et les Merlots noirs dont les âges s’étalent de 30 à 60 ans. La situation de ce vignoble accidenté donne des vins riches, puissants et aromatiques. La technique est apportée avec précision : effeuillage ponctuel, raisins triés avant et après égrappage, sélection des jus, mis en cuve sans foulage. La fermentation et la macération sont étalées sur un mois, la régulation des températures et les dégustations sont les outils utilisés pour l’obtention des cuvées. Après fermentation malolactique, les vins sont décantés et mis en barriques. Le tiers des fûts est renouvelé chaque année. L’élevage en bois s’échelonne sur 10-12 mois selon les millésimes. Les assemblages définitifs s’effectuent en cuve inox avant la mise en bouteilles.
“Je fais très attention à la sélection de mes barriques, me dit Yannick Le Menn, car je pense que l’élevage est tout un art. Je déguste chacune séparément, ainsi je sais quel est le lot qui s’y épanouira le mieux. Je travaille avec trois tonneliers différents, les chênes viennent du centre de la France, le bois qui provenant de forêts domaniales est de bonne qualité, le travail de coupe et de repeuplement y est bien fait. Je préfère des barriques à chauffe moyenne, cela permet de ne pas dénaturer le vin mais au contraire de lui apporter une touche de complexité. Château Haut Saint-Clair produit des vins assez structurés grâce à ses superbes Cabernets. La mode veut qu’il y ait plus de Merlot mais je trouve que les Cabernets apportent beaucoup de qualité au vin; en 2011, ils étaient à parfaite maturité. Nous venons d’obtenir une médaille au concours de Lyon, c’est toujours une satisfaction ainsi que les commentaires élogieux de notre clientèle. Notre réputation se fait beaucoup par le bouche-à-oreille et chaque année on recommande notre vin.
Le 2012, c’est “le miraculé”: il fallait être bon vigneron, et heureusement que la fin de l’été et l’automne ont été très beaux. Les vins sont riches, concentrés, nous avons fait des macérations à chaud pour obtenir de beaux tanins qui se fondent bien actuellement. Le vin évolue lentement, on revient au rythme traditionnel bordelais, ce qui est très prometteur.
Le 2011 est un très beau vin, harmonieux et souple, mais aussi charpenté et coloré, aux arômes de fruits mûrs (fruits rouges), avec cette très jolie finale toastée et épicée grâce à l’élevage en barriques. C’était une campagne un peu difficile mais l’évolution nous a épaté. Il me fait penser au 2006 qui est un millésime “atlantique” typiquement bordelais, rond, complet et gourmand, à redécouvrir absolument. Avec quelques années de bouteilles, ce 2006 dévoile en effet tout son élégance, un vin souple plutôt complexe avec de savoureuses notes de fruits noirs, la finale est ample et harmonieuse, aux notes persistantes de poivre noir, d’épices, dues au grand nombre de vieux Cabernets francs (plantés en 1960) que nous avons la chance de posséder. Ces ceps très résistants donnent de petites grappes de raisins très concentrés en arômes.”
Excitez donc vos papilles avec ce Puisseguin-Saint-Émilion 2011, qui développe des notes épicées, au nez complexe où dominent les petits fruits mûrs (cassis, groseille), riche et souple à la fois, bien représentatif de ce très joli millésime. Remarquable 2010, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques (groseille, fraise), d’un bel équilibre, ample et riche, un vin charnu comme on les aime, de garde (11 e). Dans la lignée, le 2009, médaille d'Argent au Concours à Lyon, l’une des plus belles bouteilles de l’appellation dans ce millésime, un vin typé, parfumé (griotte), avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, tout en charme (11,20 e). “Ce 2009 est un millésime médiatique, nous dit Yannick Le Menn, qui va faire beaucoup d'ombre aux années autour de lui ! harmonieux, très équilibré, avec des arômes de fruits rouges, d'épices, gras, persistant en bouche comme le 2005 à son âge. Délicatement boisé, il demande pour le moment une gastronomie structurée.”
Le 2008, de robe grenat, riche, au nez intense, est un vin complexe, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois (9,70 e). Le 2007 est très réussi, un vin équilibré et souple, avec des tanins fondus, très agréable avec ce nez de violette et de petits fruits rouges mûrs, qui associe distinction et richesse, ample et gras, et se goûte très bien (9,70 e). Structure et rondeur, caractérisent cet excellent 2006, tout en bouche, fin et gras, bien charnu, un vin très parfumé (violette, cerise noire) qui poursuit sa belle évolution (10 e). Beau 2005, où s’entremêlent harmonieusement les épices et le cassis, un vin où la souplesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits en finale, aux tanins riches, charpenté, qui poursuit sa belle évolution. Le 2004 est très classique, coloré et corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de groseille, d’humus et d’épices (9 e). Goûtez leur excellent Second Vin, la cuvée Moulin Saint-Clair, bien équilibré, très harmonieux, au bouquet concentré, d’une belle finale au palais, très abordable (6,50 e environ). Superbe rapport qualité-prix-typicité.

Yannick et Andrea Le Menn

Château FOURCAS-DUPRÉ


L’exemple type d’un cru qui surprendrait un bon nombre de crus plus connus (et beaucoup plus chers) dans une dégustation “à l’aveugle”. Patrice Pagès s’attache à laisser s’exprimer son terroir, faisant fi des modes : le résultat est une réussite.
Pour l’histoire, des vignes figurent au lieu dit Fourcas au début du XVIIIe siècle, comme en atteste les travaux des cartographes du Roi : Masse, Robert, Belleyme… Anciennement Cru Roulet, Fourcas Dupré prit son nom actuel en 1843, lorsque Maître Jean Antoine Baptiste Dupré, avoué à la Cour d’Appel de Bordeaux, se rendit acquéreur du domaine. C'est avec Alex Laffont, œnophile éclairé et ami de toujours, que Guy Pagès rachète le 24 novembre 1970 les 2000 parts de la Sci et en devient le gérant. D’importants travaux sont alors engagés pour en faire l’une des valeurs sûres de son appellation. Listrac-Médoc est l’une des six appellations communales du Médoc….
En lui succédant en 1985, son fils, Patrice Pagès, conserve le même état d’esprit : minutie, savoir faire et passion. Ainsi, les vins du Château Fourcas Dupré n’ont pas cessé de progresser au cours des 30 dernières années. Reconnu par ses pairs, le Château Fourcas Dupré est membre de l’Union des Grands crus de Bordeaux, de l’Académie du Vin de Bordeaux et de la Commanderie du Bontemps Médoc et Graves, Sauternes et Barsac... 
Fidèle à lui-même, ce Listrac Médoc 2011, où s'entremêlent des notes de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, riche en couleur comme en matière, d'une belle longueur. Remarquable 2010, d’un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d’humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure, de garde, naturellement. Le 2009 développe un boisé fondu avec beaucoup de volume, un nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, un vin de bouche flatteuse et longue à la fois (16 €). Le 2008, de jolie robe grenat, est un vin intense, aux tanins mûrs mais très structurés, qui sent bon la groseille, le pruneau et l’humus, tout en charpente, qui poursuit son évolution (15 €).
Le Listrac-Médoc Château Bellevue Laffont 2011, coloré et dense, aux nuances de cerise confite, associe structure et élégance en bouche, bien typé comme cet autre Listrac-Médoc Hautes Terres 2011, aux tanins fondus, d’un beau rouge grenat, corsé, riche et rond à la fois, épicé, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre en finale.

Patrice Pagès

Château VIEUX-POURRET


Vignoble de 6 ha, en conversion biodynamique (agriculture exempte de produits chimiques), dont l’étiquette porte le label. En quête d'une harmonie avec la nature, les travaux du sol et de la plante sont liés à un calendrier lunaire. Cette culture est exempte de produits “cides’ (herbicide, pesticide, fongicide).
“Pour produire des grappes de raisins vivantes, explique-t-on ici, notre chef de culture Jean-Philippe Turtaut, avec ses préparations naturelles, se place en compagnon de la plante, pour renforcer son autonomie et l'aider à puiser et à extraire le meilleur de ce terroir de Saint-Émilion.”
J’acquiesce, bien sûr, en appréciant ce beau Saint-Émilion GC 2010, riche au nez comme en bouche, charnu, puissant, aux nuances de fruits macérés et d’épices, d’une belle complexité, avec des tanins denses et veloutés, de garde comme ce 2009, corsé et gras, cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, un vin typé, structuré et persistant. Excellent aujourd’hui, le 2007 est d’un beau rouge profond, ample et fruité en bouche, avec ce nez où dominent la groseille mûre et la violette. Le 2006, de bouche persistante avec ces nuances de fumé caractéristiques, bien équilibré, d’une grande harmonie, de belle charpente. Belle cuvée Dixit 2010, avec des tanins mûrs et fermes à la fois, qui se révèle complexe au nez comme en bouche, un vin dominé par les fruits macérés et l’humus, ample et flatteur.

Mme Richert-Boutet

> Les précédentes éditions

Edition du 03/03/2015
Edition du 24/02/2015
Edition du 20/02/2015

 



Château du MOULIN VIEUX


Vignobles GASSIES-GAUTEY


Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE


Château Les GRAVES


Château de VALOIS


Château CLAUZET


Château de la GRENIERE


Château les MOINES


Château LAUDUC


Château BELLE GARDE


Château Le CAILLOU


Château Les GRAVES de LOIRAC


Château TOUR GRAND FAURIE


Château HAUT-MOUSSEAU


Château HAUT-CALENS


Château MAUVINON


Château BROWN


Château TROTTE VIEILLE



DOMAINE DE L'AMAUVE


DOMAINE DE ROSIERS


CHATEAU TOULOUZE


CHATEAU MACQUIN


CHATEAU DE LA BRUYERE


SCEV CHAMPAGNE MICHEL ARNOULD ET FILS


CHATEAU DE BEAUREGARD


H. DARTIGALONGUE ET FILS


DOMAINE CRET DES GARANCHES


CHAMPAGNE CHARPENTIER


DOMAINE DE LAUBERTRIE


CHATEAU DU MASSON


DOMAINE GERARD TREMBLAY


CHATEAU DE GUEYZE


DOMAINE FRANCOIS BERTHEAU



 

 

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